• Un Défenseur Puissant (1ere partie)

    Un Défenseur Puissant 

    (1ère partie)

    Le roitelet, leva sa coupe. Une coupe venant de l’autre côté des mers qu’un homme  blanc avait offerte à son grand-père en guise de paix. Il but à pleine gorgée en guerrier  euphorique  d’une victoire récente .En face de lui, ses  fidèles soldats, reconnaissant,  déversaient  le vin sur le sol en hommage aux dieux. Mets succulents, danses, chants  et des mélodies traditionnelles étaient à l’ordre du jour, tous était en liesse. A  sa droite, les généraux faisaient bonne chère ; entourés de concubines,  et narraient leurs exploits guerriers avec une vantardise sans bornes au contour hyperbolique. Cependant, ils furent si bien narrés que tous burent leurs paroles avec un dogmatisme unanime.  Les femmes préparaient les mets les plus délicieux : du riz arrosé de miel, et de la viande de bœuf dont le sang vient d’être versé en sacrifice aux ancêtres, étaient cuits avec   soin  pour  tous les convives. Un beau sourire rayonnait sur toutes les lèvres.  La musique résonnait jusque dans les collines des environs. Ces festivités furent  un repos des plus mérités du guerrier fourbu de la conquête.  Le roi à la table d’honneur  observait les fastes de ses sujets. L’atmosphère festive de ce jour est bien différente de la veille. Des informateurs étaient venu à la hâte lui annoncer qu’un village voisin projetait  une attaque surprise afin de conquérir ses terres , piller ses sujets et  faire périr tous les sangs bleus. Alarmé, il ameuta sa troupe et fit une offensive préventive  qui aboutit à la victoire .Ainsi il conquit  le royaume du sud; et le butin qu’il en avait ramené l’enrichi plus qu’il ne le fut déjà.

      Las, il se dirigea vers sa case.  Dans la solitude de ce havre il soupira de tristesse et se dirigea vers une malle en bois de rose que la reine lui avait offerte le jour de son couronnement. Le futur roitelet était alors en deuil de la perte de son grand-père, la reine  le pris à part et lui avait expliqué qu’être monarque c’est jouer un rôle, cacher ses émois et tâcher de paraître en tout temps avec un visage inflexible. Toutes signes de faiblesse nuiraient à sa royauté et remettraient en cause son autorité. Notre roitelet s’appliqua alors à être ferme, autoritaire et   avait, avec le temps, appris à soumettre tous ses sujets et à les diriger avec une poigne de fer. C’est ainsi qu’il gagna l’estime et l’obéissance de tous. Mais quant à ses victoires, quant à la prospérité de son royaume  il les avait acquises grâce à des habiletés particulières que ni la reine, ni les ainés,  n’avaient en lui cultivés.  Le secret de ses entreprises avait pour source le contenu de cette mystérieuse malle qu’il gardait jalousement.

    Un bruit retenti au dehors, un cri, puis des tumultes l’arrachèrent à ses rêveries. (À suivre)

    Par A Razafy

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